![]() Edito : 11 janvier 2010
Comme l’an dernier à la même époque, les températures en ce début de janvier 2010 restent négatives dans plusieurs régions de France. Cette année, les Français ont été mis en garde contre un risque de manquer d’électricité au moment du pic de consommation. L’occasion de refaire un point sur l’équilibre offre-demande, qui conditionne tout système d’alimentation électrique, et comprendre que nous avons, tous, un rôle à jouer pour sa sécurité ! Depuis quelques jours, les températures restent en dessous des moyennes saisonnières, oscillant entre – 4 et – 15 degrés selon la région. Conséquence immédiate : les consommations d’énergie, et donc d’électricité, s’envolent. Mi décembre dernier, le Réseau de Transport d’Electricité (RTE), avait, d’ores et déjà, anticipé cette nouvelle vague de froid et appelé les Français à modérer, autant que faire se peut, leur consommation d’électricité, en particulier dans les deux régions de France les plus « sensibles » : PACA et Bretagne. Un équilibre permanent
Chaque année, RTE fait donc une analyse prévisionnelle au moment de l’entrée dans l’hiver. Ainsi, l’année dernière, à l’exception des deux premières semaines de grand froid en janvier, le système électrique français a été, comme d’habitude, exportateur. Mais, dès la fin de l’automne 2009, RTE a signalé que la disponibilité prévisionnelle du parc de production français serait jusqu’en janvier 2010 en très net retrait par rapport à l’hiver dernier. Pour des températures restant proches des normales saisonnières, le besoin d’importation s’élèverait à 4 000 MW. Mi-décembre, en cas de vague de froid intense et durable, le niveau d’importation aurait pu atteindre la limite technique acceptable par les réseaux français, soit les fameux 9 000 MW. Avec la nécessité, dans ce cas-là, de mener des opérations de « sauvegarde » de type « baisses de tension » temporaires, ou « délestages ». Des péninsules électriques vulnérables
Investir pour sécuriser A plus long terme, les mesures de maîtrise de la demande ne feront pas tout, et il sera nécessaire de réaliser des investissements importants, tant en production qu’en réseaux de transport et de distribution pour sécuriser le système. Car une autre réalité est bien là : nous consommons de plus en plus d’électricité. Elle fait partie intégrante de nos modes de vie actuels, à la maison comme au travail ou dans nos loisirs. Pour répondre à cette demande croissante, il faut mettre en œuvre des capacités de production et de transport suffisantes. Comme le soulignaient respectivement Dominique Maillard et Henri Proglio, le nouveau Président d’EDF, le 16 décembre dernier lors d’une audition à l’Assemblée nationale, les projets et les moyens existent. C’est désormais à nous tous, citoyens consommateurs, de comprendre qu’en complément des indispensables mesures durables de maîtrise de la demande, ces investissements sont nécessaires … pour notre propre sécurité d’alimentation. |




