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Edito : 23 janvier 2012
Sur le plan environnemental tout d’abord, la France est loin d’être la lanterne rouge de l’Europe. Par Unité de PIB produite, elle émet deux fois moins de CO2 que l’Allemagne. De même par MWh produit, elle émet quatre fois moins de CO2 que la moyenne européenne. Mais conserver cette performance remarquable ne sera pas possible en réduisant notre capacité de production nucléaire, car une telle décision impliquerait un recours plus au moins massif à des cycles combinés gaz nécessaire pour assurer une production en base stable.
Sur le plan industriel ensuite, il n’est pas nécessaire de sortir du nucléaire pour développer les énergies renouvelables : avec le Grenelle Environnement, d’ici 2030, leur puissance installée dépassera celle du nucléaire. Encore faut-il que cela profite à l’industrie française et non à ses concurrents asiatiques… D’autant plus qu’un objectif ambitieux d’énergies renouvelables implique un développement important des usages performants de l’électricité. En effet, c’est à travers l’électricité que l’essentiel de la production éolienne, solaire, et hydraulique est acheminée au consommateur final. Si la maîtrise de l’énergie est indispensable, croire qu’on peut sortir brutalement du nucléaire en réduisant la consommation d’électricité est illusoire. Dans les 20 prochaines années, on peut, au mieux, espérer stabiliser la demande d’électricité, sauf évidemment dans l’hypothèse d’une crise économique profonde.
Sur le plan économique, si la France fermait, sans les remplacer, toutes les centrales nucléaires à l’échéance de leur quarantième année de fonctionnement, l’impact négatif sur la balance commerciale de la France serait de l’ordre au minimum de 10 milliards d’euros.
Enfin, il faut avoir à l’esprit un point qui n’est contesté par aucun expert sérieux : toutes les politiques, y compris celles actuellement engagées, vont nécessiter des montants investissements de plusieurs centaines de milliards d’euros qui vont donc peser lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité des entreprises en alourdissant leurs coûts. En termes de croissance, la question clef est donc de faire en sorte que ces investissements permettent le développement de filières industrielles d’excellence, fortement exportatrices, et créatrices d’emplois. Aux côtés des filières existantes du nucléaire et de l’hydraulique, quatre domaines peuvent répondre à cette nécessité : l’éolien, le solaire, l’efficacité énergétique et, à plus long terme, l’énergie tirée de la houle.
L’électricité, c’est l’avenir ! L’Union Française de l’Electricité réunit les acteurs du marché de l’électricité et de l’énergie. Elle regroupe des adhérents producteurs, distributeurs, fournisseurs d’électricité et des acteurs des énergies renouvelables. L’UFE aborde également les problématiques liées à l’énergie solaire / photovoltaique, energie éolienne, nucléaire, hydraulique, et tous les aspects de la consommation électrique et de la production d’électricité.