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edito : 21 septembre 2009Les groupes politiques du Parlement Européen avaient largement fait savoir, cet été, à José Manuel BARROSO, qu’ils attendaient fermement de voir si son programme intégrerait leurs exigences respectives. Contraint de revoir sa copie, José Manuel BARROSO a donc fait campagne jusqu’à la dernière minute pour séduire le plus grand nombre de voix. Accusé par les uns de faire la politique des grands états, pointé du doigt par les autres qui lui reprochaient de ne rien oser à force de vouloir plaire à tout le monde, le résultat des élections s’avérait plus hasardeux que prévu pour l’unique candidat à sa propre succession à la tête de la Commission Européenne.
Les Verts étaient contre ; les Socialistes et Démocrates (S&D) en retrait, les Centristes septiques et les Conservateurs (PPE), dont José Manuel BARROSO est pourtant issu, se refusaient à tout soutien inconditionnel. Du coup, les prévisions préalables concernant le vote laissaient présager un écart très faible au niveau du scrutin. Mais, au final, la relative homogénéité du groupe PPE, la division du groupe ALDE et la désagrégation de dernière minute du groupe S&D ont accru cet écart. La victoire de José Manuel BARROSO se révèle donc assez confortable : avec 382 voix, il dépasse la majorité absolue (seuil à 369 voix). Un score qui lui aurait assuré aussi la victoire même en cas d’élection sous traité de Lisbonne qui impose une majorité des inscrits, c’est-à-dire plus que la majorité des simples suffrages exprimés, tel que c’est le cas actuellement, sous le régime du traité de Nice. Compte tenu du bilan assez contesté de la Commission et des débats enflammés ayant accompagné ce scrutin, un tel résultat devrait donc contribuer à faire taire les critiques un certain temps et assurer une certaine stabilité à la Commission pour les mois à venir.
Parmi les nombreux chantiers de la Commission dans les mois et années à venir, l’énergie, l’environnement et le climat seront, sans aucun doute, des priorités. Les incertitudes demeurent vives sur les contours d’un accord international au Sommet de Copenhague en décembre prochain, qui doit définir la deuxième phase du protocole de Kyoto. Alors que la question cruciale de l’accompagnement financier des pays émergents pour s’adapter à la lutte contre le changement climatique n’est pas réglée, l’Europe, par la voie de la Suède, débattra peut-être prochainement d’une éventuelle taxe carbone dans l’UE. Enfin, le secteur électrique français, pour sa part, est très concerné par des dossiers tels que la transposition du 3ème Paquet énergie adopté en juin dernier, ou bien encore par le système européen d’échange de quotas d’émissions (ETS).
L’électricité, c’est l’avenir ! L’Union Française de l’Electricité réunit les acteurs du marché de l’électricité et de l’énergie. Elle regroupe des adhérents producteurs, distributeurs, fournisseurs d’électricité et des acteurs des énergies renouvelables. L’UFE aborde également les problématiques liées à l’énergie solaire / photovoltaique, energie éolienne, nucléaire, hydraulique, et tous les aspects de la consommation électrique et de la production d’électricité.